Pleure en silence
Tout petit enfant que tu es.
Comme pour combler tes absences
De vie et de ce en quoi tu croyais.
Pleure en silence
Toi qui te sens seule.
Comme pour accélérer la cadence
De ta vie : berceau, dodo, cercueil...
Pleure en silence
Toi qui te sens mal.
Et qui garde dans son âme innocente
Des rêves enfouis, un ami parti, quelques étoiles...
Pleure en silence,
Toi qui ne vie pas.
Qui sens arriver l'ange noir
Et, par faiblesse, ne l'évite pas.
Pleure en silence,
Car les loups sont dehors.
Cracher leur sentence ?
Tu sais, eux sont toujours d'accord...
Moi, je pleure en silence,
Mais à qui se confier ?
Je suis malade, rêveuse, insouciante
Et, comme toi dans mes larmes ; le passé.
Elle pleure en silence
La petite fille qui en moi est restée.
Trop vulnérable, trop fragile et camouflé
Dans un masque noir reflétant haine et méchanceté
Je t'en pris petite fille,
Enfuie dans la forêt des pensées :
Ne montre plus ce visage si triste.
Toi qui vis et rêve conte de fée.
Je t'en pris petite fille.
Tu sais les loups eux ne se perde jamais.
Devant tes pleurs, il se lécherait les babines,
Mais quelle erreur de les attirer...
Toi qui s'est enfui et s'est caché,
Aux larmes coulantes sur ta peau blessée,
Et qui se demande chaque jour quel sens donner
À son existence...
Je t'en pris,
Pleure en silence...